Quoi de plus normal que publier cette "critique" sur le 1er roman de l’histoire de l’humanité !
Lire cette épopée, c’est autant redécouvrir la culture mésopotamienne avec laquelle nous sommes éminemment liée que de vivre des aventures fantastiques au côté du héros principal et son compagnon.
C’est aussi porter un regard sur les travers initiaux de Gilgamesh (égocentrisme, l’homme comme l’égal des dieux, luxure…) qui sont autant de reflets de nos errements actuels.
Enfin on y retrouve toute l’absurdité - et par là-même la beauté - des quêtes inachevées.
A lire donc absolument d'autant plus que cette version du récit est rythmée et se lit très aisément.
Il est en effet en prose et s'écarte donc librement de la traduction originelle (qui est versifiée).
A ce propos, l'adaptation est déterminante. Les versions divergent tellement.
Ici, il s'agit de la version de Léo Scheer (aux mêmes éditions), sociologue, producteur et fondateur notamment de la revue littéraire.
Dans tous les cas, un roman indispensable !