Tout ça pour ça…..
Ça commence bien. Puis on a un sentiment de tourner en rond, qui durera jusqu'à la fin, pour finlement revenir au point de départ. Fin de la dystopie.
Prendre “Le Meilleur des Mondes” de Aldous Huxley et le moderniser pourrait être une bonne idée. Encore faut-il y apporter une touche personnelle, ou une évolution notable, qui justifie l’exercice et éloigne l’impression de plagiat.
On n’a rien de tout ça. Je peine à trouver ce qu'amène de nouveau ce livre à la littérature mondiale, et je trouve cela décevant et même gênant. Pour vérifier si je me trompe, je vais très vite retrouver et relire "Le Meilleur des Mondes", et même "Nous" de Zamiatine, qui l'a largement inspiré.
Car enfin, les personnages sont creux, sans épaisseur psychologique. La desciption du système, à la fois démocratique et pourtant totalitaire, est frustrante car plate, sans tension, sans sophistication non plus. Beaucoup de scènes sont redondantes et n'apportent rien à l'intrigue. Quand un roman fait près de 500 pages et qu'on s'y ennuie, on se plait à rêver à ce qu'aurait donné un roman resséré avec 100 pages de moins si l'auteur avait élagué le superflu relu en relisant son oeuvre avant de la publier.
Ajoutons à cela l'image de couverture (un rideau géant tendu par l'artiste Christo à travers une vallée), qui donne une totalement fausse d'une société qui serait coupée du reste de la planète par des parois de verre infranchissables.
Pour finir, le fait de nommer des lieux réels dans le roman nous amène à visualiser mentalement les déplacements des personnages. et cela ne fonctionne pas du tout. On ne va pas à cheval d'un continent à l'autre en quelques jours....