La quasi immortalité, l'absence de natalité, l'état tout puissant qui régule et manipule une opposition très précaire, un système de surveillance globalisé, des zones de friches dans lesquelles vivent les rebus de l'humanité, bien qu'on ne nous explique jamais pourquoi ils choisissent ce camps là. Rien que du très classique, voir du cliché éculé sur ces sujets.
Des personnages très plats également, dont on oubliera le nom dès la fin de l'ouvrage. Le message qui transparait n'est pas très clair, principalement parce qu'il est inexistant. Ce que l'on pardonne à un ouvrage qui nous sert une belle langue, et qui fait sa force d'une ambiance bien travaillée. Rien de tout cela ici. Le style est pauvre à mes yeux, le récit est long, et l'histoire d'amour que l'on nous sert comme arc narratif est franchement ridicule.
Je du le terminer il y a environ un mois, et je n'en ai déjà aucun souvenir. Pourtant j'avais pensé à quelques bons points à mettre en avant pour ne pas faire une critique entièrement à charge, mais ceux-ci aussi m'ont déjà échappé.
Premier livre de Rufin pour moi, je suppose qu'il va falloir laisser une deuxième chance à ce célèbre auteur par ailleurs.