Peut-on encore écrire quelque chose d’original sur James Bond ? Évidemment, rien d’intéressant n’a encore été fait jusqu’à présent. Le livre de Guillaume Evin arrive donc à point nommé, à la sortie de Quantum of Solace, pour rappeler un peu l’intérêt moins cinématographique que marketing de la saga.

Délaissant l’ordre chronologique pour axer son discours sur une succession de grands thèmes (explication du succès, établissement du placement de produit, importance de la structure narrative récurrente, etc.), l’auteur aborde avec une acuité et une simplicité désarmante chaque aspect économique du film et explique comment ceux-ci ont façonné la saga la plus rentable de tous les temps.

Sans nous assommer de chiffres, Guillaume Evin n’analyse pas une œuvre seule mais une œuvre en tant que phénomène social, démontant chaque rouage, replaçant certaines données à la lumière du jour (le placement de produit, par exemple, est à double usage : pour le budget du film mais aussi pour le prestige de la marque). Et si par moment le livre se fait un peu redondant, un peu trop pédagogique, il n’en demeure pas moins une approche accessible d’un aspect du cinéma trop souvent occulté par les journalistes et théoriciens.
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le 30 sept. 2013

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