À travers l’histoire de sa famille, habitant au pays basque et ayant connu le fascisme de Franco, Irene balaye divers thèmes féministes : anticarcéralisme, féminisme bourgeois et a contrario féminisme révolutionnaire et anticapitaliste, anarchisme. Je trouve que c’est un bon ouvrage pour comprendre les enjeux du féminisme contemporain et ne pas se laisser fourvoyer par le « féminisme washing ».
À quoi sert le récit intime dans tout ça ? Et bien il sert à incarner le discours théorique, le rendre plus accessible là où le savoir universitaire est souvent réservé à une élite.
« Hilaria, femme des masses. Invisible, oubliable, oubliée ». Irene met en avant une femme dont « l’existence a laissé peu de traces ». Et c’est pour moi la force de ce récit, l’importance de raconter l’histoire de femmes « non pas pour les héroïser, ni les idolâtrer. Non pas pour romantiser leur histoire ».