7
29 critiques
Le Paradoxe.
Alors que le premier roman d’Edouard Louis fut (semble-t-il) un succès populaire, déclenchant un torrent d’Amour/Haine à grand coup de polémiques et autres reportages télévisés à l’objectivité toute...
le 27 mars 2016
Dans le premier roman, »Eddy bellegueulé » on se souvient que Edouard Louis mettait en scène son adolescence. Un ado un peu efféminé, devenu la risée de son village (un patelin paumé de la Picardie profonde et ouvrière) et de son collège où ses petits camarades l’insultent, le huent, le cognent. Brimades en tout genre. Aujourd'hui, On retrouve Edouard Louis le soir de Noël qui a été victime d'un viol avec tentative de meurtre.
Édouard raconte ce qui s’est passé à sa sœur, et sa sœur raconte tout cela à sa manière. Et comme sa sœur, Clara, est un peu simple et qu’elle n’habite pas à Paris, elle retranscrit la réalité à coups d’idées reçues et de phrases syntaxiquement incorrectes.
Vraisemblablement , Édouard éprouve le besoin de nous faire part de son traumatisme, de façon à tourner la page, le plus rapidement possible, pour passer à autre chose, Même si on sait qu'un tel fait divers ne s'oublie jamais
Il était déjà impossible de rester de marbre face au texte du premier roman, mais je dois dire le texte de ce deuxième roman, « Histoire de a violence » reste incisif et violent , Les souffrances physiques psychologues demeurent mais s'accentuent par rapport à son précédent roman, le vol, le viol, l'homicide forment les nouveaux ingrédients de la nouvelle intrigue. Difficile de garder son calme. Il faut, sans cesse, avaler sa salive pour retenir un cri d'effroi, d'horreur que l'on sent monter dans la gorge ; au fur et à mesure que l'histoire progresse . Finalement, on cohabite vite avec la peur du narrateur. Elle finit par devenir même une compagnie désagréable, oppressante, mais somme toute naturelle car on se dit que cette situation pourrait arriver à notre voisin de palier
La juxtaposition du récit du narrateur et de celui de sa sœur Clara n'est pas déplaisante. Le discours de Clara mal construit et inscrit en italique permet à l'auteur de faire un clin d’œil, à son précédent roman.
Nous sommes confrontés à nouveau à un autre texte véridique. Il s'agit encore d'une autobiographie. l’écriture est vive, alerte, riche sans être lourde, mais aussi violente. lecture à réserver à un public averti.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste livres 2016
Créée
le 6 juil. 2016
Critique lue 257 fois
7
29 critiques
Alors que le premier roman d’Edouard Louis fut (semble-t-il) un succès populaire, déclenchant un torrent d’Amour/Haine à grand coup de polémiques et autres reportages télévisés à l’objectivité toute...
le 27 mars 2016
5
88 critiques
Édouard Louis est un piètre écrivain et un bon psychologue. Je viens de lire Histoire de la violence, qui est son second livre si l’on excepte ses productions universitaires, et je dois dire que cela...
le 14 mai 2018
5
101 critiques
Autofiction, autobiographie… Peu importe le genre, on ne le devinera pas de toute façon : Edouard Louis, de son pseudonyme continue à raconter une vie, clamée comme la sienne, dans un ouvrage au nom...
le 19 mars 2017
9
483 critiques
Voici un film poignant, grave, puissant que je ne suis pas près d'oublier et que je conseille vivement, Le réalisateur aborde un sujet délicat, celui de l’euthanasie ou du suicide médicalement...
le 3 avr. 2022
8
483 critiques
J'ai voyagé de nuit, avec Philippe Besson, dans le train Intercités, de Paris à Briançon J'avais le coeur en joie. J'ai rencontré des personnes formidables. Tous, sans exception, se sont confiés à...
le 10 févr. 2022
7
483 critiques
Malgré de multiples rediffusions, on ne se lasse pas de Tatie Danielle.Bien au contraire, on adore la détester, un peu plus à chaque fois, et elle nous le rend bien. La vie n'est pas un long fleuve...
le 6 nov. 2019
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème