L'actualité sur Homo spectator
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Marie-José Mondzain · 2007
Résumé · Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles.
“(...)”
"La condamnation du divertissement ne doit pas davantage devenir un geste de censure ou de disqualification non plus que la relation à l'art ne doit se réduire à un exercice d'admiration collective formatée par une élite autodésignée."
Le 7 janv. 2020
"Autant dire que les hommes ne peuvent s'accorder que sur ce qui échappe à la langue de chacun mais aussi et surtout en l'absence de toute langue unique pour tous. Parler ensemble est un réglage du désaccord, une politique de la traduction, du malentendu, n'ayant d'autre visée que le partage fragile de l'espace sans cesse réaménagé et d'un temps réinterprété. L'habitant de la langue est sans domicile fixe."
Le 10 janv. 2020
"Le dessein de Chaplin est explicitement politique non seulement parce qu'il fait rire aux dépens d'un dictateur qui fait peur mais parce qu'il met en jeu le regard du spectateur sur son propre corps pour partager les leurres de la vision et l'autorité du regard. Chaplin dit sa peur et même son angoisse face au fléau qui s'annonce mais il choisit non pas de faire peur et d'angoisser pour projeter le spectateur sur le versant de son impuissance mais au contraire pour lui donner les ressources néc...
Le 30 janv. 2020
Marie-José Mondzain · 2007
Résumé · Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles.
Marie-José Mondzain · 2007
Résumé · Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles.
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