Le 6ème tome des aventures de Bernie Gunther. Bizarrement, j'ai trouvé que c'était le plus déprimant (je les ai tous lu jusqu'à présent sauf un), alors qu'au final le contexte est moins horrible que certains autres épisodes de la vie de Bernie. Ce dernier est dans la première partie du bouquin détective au sein de l'Hôtel Adlon, et va se retrouver fourré dans une histoire de corruption impliquant les Jeux Olympiques approchant. On est en 1934, et les nazis s'appliquent à nettoyer Berlin pour éviter que toutes ces histoires de discrimination envers les juifs n'arrivent trop fort aux oreilles des américains, qui pourraient alors boycotter les Jeux. Enfin, une deuxième partie (c'est celle-là qui est sévèrement déprimante) fait un grand bond en avant pour nous emmener dans le Cuba des années 50.
C'est toujours du polar assez classique mâtinée d'une ambiance formidable de justesse et donc de noirceur. Et puis il y a surtout toujours ce personnage de Bernie Gunther, ce perdant magnifique qui n'en finit pas d'en prendre plein la gueule sans jamais en devenir repoussant.