Curieux de découvrir les aventures de l'inspecteur franc-maçon Antoine Marcas, réponse française aux sulfureuses aventures de Robert Langdon, je me suis jeté sur In Nomine qui se vend comme le préambule aux autres aventures de ce héros.
S'il s'agit bien d'une genèse, il s'agit aussi d'un livre sur rien, le talent de Flaubert en moins.
Le sujet semble passionnant, explosion fanatique et meurtre faussement sexuel recelant une affaire d'archives secrètes alternés avec une plongée dans le XIIIe siècle, vécu en direct.
Mais l'alternance entre les époques s'épuise vite au profit d'une alternance entre complots hermétiques et nébuleux de la franc-maçonnerie et monde profane du héros policier.
Pas encore maçon, Antoine Marcas devient un vrai branquignol lancé dans une affaire qu'il ne résout pas et qu'il suit passivement bien plus occupé par un énième divorce. Détestable coureur de jupons, il est aussi un vrai trouillard qui ne parvient pas même à assurer la survie de la femme mise sous sa protection ni à stopper le tueur, un maçon probablement à l'origine de son entrée dans l'univers non profane, laquelle intervient ex-nihilo en fin de nouvelle.
L'affaire policière à laquelle il apparaît comme totalement étranger, ne rime à rien.
Un franc-maçon qui demande à un autre franc-maçon d'enquêter sur un meurtre dont il connaît déjà le coupable!
Et tout ce tremblement pour un mot censé proscrire la douleur
artefact assez peu réaliste présenté comme tout à fait digne de tels affrontements sanglants et qui s'avère - comme c'est étrange! - être un faux!
C'est le Da Garcimore code !
Autre problème du livre - peut-être suis-je tombé sur une édition imparfaite ou peut-être y a-t-il un sens caché: le livre possède deux chapitres 3 (un au début, un à la fin) et trois chapitres 12 (qui se suivent). Sans parler des honteuses fautes d'orthographe impardonnables qui ne sauraient tenir de la coquille!
In Nomine a commencé par un véritable plaisir de lecture et s'est mué en une ennuyeuse déception.