Difficile pour moi d'écrire une critique d'un récit intime où rien ne peut-être dévoilé sans en perdre la pudeur, la délicatesse et la modestie.
Alors, je m'abstient de tous commentaires.
Avec le simple désir et besoin que vous deveniez les lecteurs de ce témoignage de la disparition d'un être cher, un vécu connu par chacun de nous.
Juste vous dire que tendresse, humour, auto-dérisions et anecdotes sont au rendez-vous dans cette écriture.
J.C.Grumberg exprime son chagrin mais surtout fait revivre son quotidien avec une femme simplement belle, tumultueuse, ancrée comme lui dans la perte d'une famille juive anéantie par l'Histoire.
Parallèle entre disparition intime et celle d'un peuple.
Livre d'un deuil et ignorance de la mort.
Plaisir aussi d'offrir à sa bien-aimée les mots tus et retenus.
Il s'adresse à Jacqueline, sa femme en témoignant de détails connus ou pas de la disparue.
C'est une écriture à deux.
J.C.G. a peur d'oublier ce passé partagé, involontairement.
Angoisse, humour, ce livre est lumineux et indispensable.