Gustave Bonsoir est orphelin à cinq ans, adopté, hanté par la peur de l’abandon. Très tôt, il comprend que « faire rire, c’est être aimé ». Il transforme son trauma en vocation : il se lance dans le stand-up, mais ses tentatives sont ratées. Il est plus facile de faire pleurer que de faire rire.
Avec Je suis drôle, David Foenkinos continue sa série de destins contrariés où le bonheur arrive par un détour inattendu. C’est sa marque de fabrique.Le style est fluide, la langue est lisse, agréable, sans aspérités. Les phrases sont courtes, avec des observations fines sur la condition humaine.
Foenkinos écrit comme il a toujours écrit : avec sensibilité, malice et un sens aigu du romanesque. Mais dans ce roman, il y a un manque de profondeur ; on frôle parfois la mièvrerie. À trop vouloir équilibrer comique et tragique, légèreté et mélancolie, le livre n’est ni vraiment drôle, ni vraiment bouleversant. J’aime beaucoup Foenkinos, mais ce n’est sûrement pas son meilleur roman.