Suite à une soirée dans un bar, le gérant quinquagénaire d'une boutique de reprographie se retrouve en possession du téléphone d'une jeune femme. Fortuit, en apparence, l'échange des appareils s'avère avoir été volontaire de la part de cette dernière, comme le laissent découvrir les échanges entre les deux protagonistes.
Thomas découvre être en possession d'un pan substantiel de la vie de Romane et qu'il devient difficile de pouvoir disparaître des réseaux de télécommunications en raison de la densité des connexions. Il se retrouve comme captivé par ces parcelles de vérités et d'illusions, qu'il décide de ranger, de mettre à l'écart, comme dans un sarcophage ; et c'était peut-être bien la demande implicite de Romane, vouloir disparaître, au moins un temps des réseaux sociaux, du flux continuel d'informations.
Ce roman prend une forme un tantinet voyeuriste, mais pour une bonne cause, celle d'inviter à réfléchir sur les traces électroniques laissées ici et là qui permettent de reconstituer une existence. Il mène à une prise de conscience et à une action davantage éclairée. Voilà qui est utile.