“Jouer juste” est le monologue d’un entraîneur de foot à ses joueurs juste avant le début des prolongations lors d’une finale de la Coupe d’Europe. Un entraîneur très bavard certes mais qui n’a pas seulement des recommandations tactiques et techniques à donner à ses joueurs. Il va aussi multiplier les digressions sur sa relation amoureuse chaotique avec une certaine Julie se risquant même à plusieurs parallèles hasardeux entre cette relation et ses principes footballistiques. Ceux-ci faisant une large place au collectif, à la mobilité, à la disponibilité et au jeu de passes, on reconnaîtra les principes du “jeu à la nantaise” dont l’auteur est un grand fan de l’équipe fanion.
Mais derrière cet exercice de style sympathique, le résultat apparaît finalement bien vide. Heureusement, dans la réalité, aucun entraîneur n’aurait le temps de débiter un discours de 100 pages et préserverait ainsi ses joueurs des nombreuses idées parasites qui pourraient compromettre sévèrement leurs chances durant les prolongations.
Un livre qui a autant de charme que les plus beaux 0-0, ça peut être divertissant sur le moment mais ça ne laisse aucun souvenir impérissable.