C'est le 57e et dernier épisode de l'extraordinaire saga policière initiée en 1956 par Ed McBain. Disparu en juillet 2005, le génial auteur américain laisse une œuvre unique par sa longévité et ses qualités littéraires, où il décrit la vie quotidienne d'un commissariat dans la ville imaginaire d'Isola. Dans Sonnez violons, Carella et ses collègues sont confrontés à une série de meurtres apparemment sans rapport les uns avec les autres: un violoniste aveugle, une représentante en produits de beauté, une prof d'anglais à la retraite et un prêtre septuagénaire. Problème: les balles proviennent du même automatique et il faudra bien trouver le chaînon manquant entre ces victimes très ordinaires. On ne peut s'empêcher d'être ému à la lecture de cet ultime roman, impeccablement construit, où McBain, avec beaucoup d'ironie et de tendresse, tire le portrait d'un homme gravement malade décidé à régler ses comptes avec celles et ceux qui lui ont gâché la vie. Ce dernier coup d'archet est un coup de maître: pleurez violons !