9
le 28 sept. 2024
SuivreReflux de la mémoire
Cela fait bien longtemps, depuis que, doubleuse de voix à Paris, elle y a construit sa vie avec Blaise et leur fille désormais adolescente, que la narratrice n’a même plus eu une pensée pour la ville...
Le policier lui avait déclaré au téléphone que le corps d’un homme avait été retrouvé il y a deux jours sur la voie publique, au Havre, un individu non identifié, qu’elle était censée pouvoir fournir des informations, qu’il fallait qu’elle vienne sur place. Elle avait vécu dans cette ville, elle y avait poussé comme une herbe folle jusqu’à atteindre sa taille adulte. A priori aucun homme de son entourage n’avait été signalé manquant, aucun n’avait disparu ces derniers jours. Après l’appel du flic, elle échafaude toutes sortes de scénarios. Cela fait si longtemps qu’elle n’est pas revenue au Havre, au moins vingt ans. Cinq photos en noir et blanc représentant un même homme étendu sur des galets. Le corps d’un homme. Elle ne l’a jamais vu, ça pourrait être n’importe qui. Cet homme n’avait rien sur lui, pas de portefeuille, pas de téléphone, rien. La seule chose retrouvée dans la poche de son Jean, un ticket de cinéma avec inscrit au dos dix chiffres à l’encre bleue. C’était son numéro de téléphone. Certes l’écriture de Maylis de Kerangal est belle, peut-être même un peu trop, cela ne m’a pas empêché de trouver son roman ennuyeux. Ce cadavre n’est qu’un prétexte pour nous inviter à déambuler aux côtés de l’héroïne dans la ville du Havre, une ville aplatie, laminée, rasée par les Alliés en septembre 1944, le béton de la reconstruction qui rappelle que cette ville est hantée par les bâtiments détruits. Le bord de mer avec sa plage, cordon de galets sur lequel on se pose, et qui fait mal au cul et son port devenu une porte d’entrée de la cocaïne. L’héroïne laisse remonter ses souvenirs, ses années au collège et au lycée, son premier amour et premier chagrin aussi.Je n’ai par contre pas compris ce que venait faire ses digressions sur la guerre en Ukraine, l’Intelligence Artificielle et le sort des migrants.Cette construction du récit m’a complètement perdu, finalement cette énigme autour du cadavre tombe à plat et j’ai eu beaucoup de difficultés à terminer ce livre. Bien entendu, comme toujours, ce n’est que mon modeste avis et bien des lecteurs se retrouveront pleinement dans ce roman.
Créée
le 13 sept. 2024
Critique lue 234 fois
9
le 28 sept. 2024
SuivreCela fait bien longtemps, depuis que, doubleuse de voix à Paris, elle y a construit sa vie avec Blaise et leur fille désormais adolescente, que la narratrice n’a même plus eu une pensée pour la ville...
6
le 13 sept. 2024
SuivreLe policier lui avait déclaré au téléphone que le corps d’un homme avait été retrouvé il y a deux jours sur la voie publique, au Havre, un individu non identifié, qu’elle était censée pouvoir fournir...
7
le 10 sept. 2025
SuivreJe confirme être complètement émerveillée par la plume de cette autrice.Le fait qu'elle ait écrit sur Le Havre et Marseille aka deux villes avec lesquelles j'entretiens un lien d'âme et qu'on partage...
9
le 11 janv. 2021
SuivrePrendre le temps nécessaire pour rédiger cette chronique. Choisir les mots, relire les phrases pour être certain de bien faire ressortir toutes les émotions ressenties à la lecture de ce roman à la...
5
le 20 juil. 2025
SuivreC’est à la sortie de l’adolescence que le risque de développer une maladie mentale est le plus élevé. Adèle Yon court un risque génétique : son arrière-grand-mère était schizophrène. Elle recueille...
9
le 30 août 2023
SuivreAn de grâce 1882, les cloches de New York annoncent la nouvelle année. La famille du juge Stallworth décide de lutter contre la dégénérescence morale de cette ville : salles de jeux clandestines,...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème