Laure arrive à se redresser à la maladie psychiatrique qui peut la faire mourir, l'anorexie. L'hospitalisation lui crée une sensation de forte contrainte, de peur également. Elle finit par se laisser convaincre du bienfait du traitement, ce que lui reproche l'une de ses congénères qui vient d'arriver. Puis, l'envie diffuse de recouvrer son autonomie, une vie sociale ordinaire finit, lentement et timidement, à reprendre le dessus.
Ce livre est aussi dur qu'il est court, ce à quoi on peut s'attendre. Il est décrit d'un ton d'une froideur clinique, qui ne facilite pas l'immersion dans le processus narratif. Or, s'il est assez pénible à lire, il est utile : il permet d'un peu mieux comprendre le mécanisme, et s'avère ainsi porteur d'espoir.