Une Mary Higgins Clark à la française.
On retrouve les mêmes qualités : on ne lâche pas le livre et l'on est plongé dans l'horreur du début à la fin. Mais on y retrouve aussi les mêmes défauts, en moins subtils : l'autrice triche clairement avec le lecteur
en lui faisant croire à la culpabilité de l'un des personnages, alors que cela n'aurait, au fond, rien changé à la qualité du roman. Puis le véritable monstre surgit presque deus ex machina.
Reste une question qui risque de tarauder le lecteur attentif : pourquoi le principal suspect adopte-t-il un comportement aussi illogique ? Et, à moins que je sois passé à côté d'un élément essentiel de l'intrigue, je me demande toujours pourquoi Bertrand rompt soudainement, et de cette manière, précisément le soir où le véritable coupable décide de « sortir le grand jeu ».