La définition de ce que pourrait être la politesse du désespoir.

Effroi en voyant certaines critiques qualifiant l'Adieu aux armes de chiant, méprisant sa langue triviale, l'abondance de détails jugés inintéressants.
Bordel, personne ne parle de l'humour de dingue à presque toutes les pages, du comique de situation juste relevé par le narrateur, juste esquissé, mais esquissé quand même, en dépit d'un contexte où la mort rode en permanence.
Les détails "trop abondants", ils ne sont pas là pour rien, surtout ceux qui semblent triviaux, surtout les plus petits.
Les détails c'est l'émotion brute, justement parce que le Tenente Henry ne s'épanche pas.
Le repas qui est décrit avant l'explosion qui blesse le narrateur, c'est l'émotion : c'est essayer de retenir la vie avant le déchirement des corps.
Le repas, le mauvais vin, les blagues douteuses, c'est la vie avant qu'elle ne soit balayée.
L'Adieu aux armes est un livre magnifique qui s'accroche à la vie, en cherchant partout à repousser la mort, avec l'anodin, avec le laid, avec tout ce qui tombe sous le regard du narrateur.
Moi j'ai ri, et j'ai aussi souvent eu la gorge serrée par cette écriture qui dit tout, avec sobriété et pudeur, et surtout sans mélo.

Créée

le 17 janv. 2020

Critique lue 400 fois

Critique lue 400 fois

5

D'autres avis sur L'Adieu aux armes

L'Adieu aux armes

L'Adieu aux armes

La définition de ce que pourrait être la politesse du désespoir.

Effroi en voyant certaines critiques qualifiant l'Adieu aux armes de chiant, méprisant sa langue triviale, l'abondance de détails jugés inintéressants. Bordel, personne ne parle de l'humour de dingue...

le 17 janv. 2020

L'Adieu aux armes

L'Adieu aux armes

10

BarnyLgx

56 critiques

L'homme face à son destin

Au-delà des amateurs de littérature de guerre, ce roman va conquérir également les passionnés d’histoires d’amour, à travers les désillusions du héros pour son engagement militaire, et les bonheurs...

le 9 avr. 2024

L'Adieu aux armes

L'Adieu aux armes

8

Javier

171 critiques

L'adieu aux armes, pas aux larmes.

Mon premier roman d'amour. Imprimé il y a quelques décennies, il sentait bon et respirait le temps implacable qui passe. Mis à part quelques passages longuets où soit la description devenait...

le 12 juil. 2013

Du même critique

L'Adieu aux armes

L'Adieu aux armes

La définition de ce que pourrait être la politesse du désespoir.

Effroi en voyant certaines critiques qualifiant l'Adieu aux armes de chiant, méprisant sa langue triviale, l'abondance de détails jugés inintéressants. Bordel, personne ne parle de l'humour de dingue...

le 17 janv. 2020

Les Liens artificiels

Les Liens artificiels

Style d'une pauvreté à pleurer, ramassis de clichés, intrigue à muscler : c'est assez naze

Mais qu'est-ce que c'est mauvais... Et dire que l'auteur est agrégé de philo, c'est à n'y rien comprendre, il n'y a aucune finesse dans ce bouquin, Nathan Devers écrit avec un style épouvantable et...

le 20 sept. 2022

Les Anges déchus

Les Anges déchus

Masturbation au propre et au figuré

Il doit certainement y avoir un peu de masturbation cinéphile dans cette pluie d’éloges. Il n’y a pas grand chose de profond dans ce film, le tueur a l’épaisseur psychologique d’un papier à...

le 6 janv. 2024