Ouvrage "artificiel" puisqu'il est une compilation de différentes chroniques, écrites a des époques différentes. Une sorte de mini compilation de sujets épars, ayant pour point commun les Etats-unis, avec des faits-divers comme point départ à une perception plus atmosphérique de l'esprit d'une époque, sociale ou comportementale.
L'ouvrage est inégal, du fait même que les différentes chroniques ne sont pas sur le même mode - on passe de récits, beaux et poétiques, surfaciques mais qui tirent d'un fait divers une vision un peu vaine du monde, à d'autres plus factuels et détaillés.
La plupart font mouche, l'écriture de Didion possède une belle force de suggestion, surtout dans ses écrits des années 60... Dommage qu'ils soient si courts, l'ouvrage se déroule donc avec intérêt jusqu'a la chronique sur NY. Longue (celle-ci), empesée, ce récit saoule au plus haut point, l'auteur tente de développer une analyse assez fouillue de l'esprit de la ville avec comme point de départ un viol d'une joggeuse a central park. Etude sociale un peu mineure et pas aboutie, sur les conflits raciaux de l'époque, l'hystérie des gens, la lutte des classes... Sur 100 pages c'est déjà trop long, et surtout trop court pour envisager une réponse possible a ce sujet. Barbant au possible ce récit plombe la poésie et la légèreté du reste des écrits.
Ouvrage interessant sans celà, mais globalement, on est loin, loin, loin, de la maestria d'un Levin dans Crime, ou d'un Capote dans "de sang froid".
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