rien à dire.
Hmmmmmm. Plus le temps passe et moins je crois avoir aimé l'Anomalie. La faute sans aucun doute à une fin qui semble s'achever plus parce qu'il n'y avait plus rien à dire qu'autre chose, dans une...
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le 26 nov. 2020
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Attention, spoilers
Il semblerait qu'à défaut d'intéresser les décideurs politiques, le dérèglement climatique soit parvenu à intéresser les artistes. Dans une sorte de Don't look up avant l'heure, une nouvelle épreuve est proposée au genre humain. Mais le médium étant la littérature, et le public français, on a considéré qu'on pouvait se payer un test un plus fançy. Ici, plus question d'une grosse météorite un peu bourrin venant nous péter la gueule. Ici, le test se pare d'une bonne dose de métaphysique, voire d'ontologie. Ici, il s'agit de survivre au choc d'être programmé, et plus largement de prouver que notre existence a de l'intérêt. Vaste programme.
Cette critique ne rentrera pas plus en avant dans les implications, assez savoureuses, que soulève l'auteur. On en retiendra qu'une seule : la vie humaine vaut-elle la peine d'être vécue par principe, pour le panache, désossée de son sens mais aussi de sa réalité ? Oui, évidemment. Simplement, pour nous permettre de continuer ce spectacle permanent, ce show dont nous seul avons le secret, il faudrait éviter de saborder la scène. Brûler les planches, oui, incendier le théâtre, non.
L'idée que l'humanité est confrontée à un gigantesque défi collectif me plaît assez, même si c'est évidemment une vision très littéraire. Cette manière de voir les choses a un immense avantage, elle permet de procéder à une évaluation, de noter notre réussite à un test. Ici, tout le monde s'accordera à dire que nous sommes en train de nous vautrer magnifiquement.
Parviendrons-nous à nous survire ? Parviendrons-nous à dépasser le biais de normalité et à contourner la catastrophe qui arrive ? Pour le moment, la question reste ouverte. Une chose est certaine, d'ici-là il faut vivre. C'est toujours ce que nous faisons de mieux.
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Créée
le 22 janv. 2022
Critique lue 61 fois
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Hmmmmmm. Plus le temps passe et moins je crois avoir aimé l'Anomalie. La faute sans aucun doute à une fin qui semble s'achever plus parce qu'il n'y avait plus rien à dire qu'autre chose, dans une...
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le 26 nov. 2020
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...Et la ressemblance n'est pas seulement spéculative, puisque le pitch du livre est très proche de celui de la série américaine Manifest sortie en 2018 (lien Wiki...
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le 14 déc. 2020
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D'accord, l'auteur a du talent. Comme il l'ecrit vers la fin du livre, il a commencé comme Mickey Spillane et cite "si par une nuit d'hiver un voyageur". Le problème c'est ce coté "si par une...
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le 9 nov. 2020
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Pourquoi s'emmerder à pratiquer un sport contraignant physiquement (VTT), mal vu par une frange de la population (foot), ringard (pétanque) ou juste chiant (natation) quand on peut faire du bowling...
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le 20 juin 2016
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Cette chronique contient de nombreux spoilers Avant toute chose, je tiens à dire que je ne nie absolument pas qu’il s’agit d’un film intéressant. J’ai simplement passé deux heures parmi les plus...
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le 8 nov. 2024
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La faute, à mes yeux, aurait été de transposer les thématiques féministes actuelles au bas Moyen Age. En d'autres termes, de faire une sorte de Marie Antoinette à la Coppola, d'assumer...
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le 16 oct. 2021
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