Sans âme ni conscience en janvier et L'arbre de fer en juin. L'année est loin d'être terminée, alors aurons-nous une traduction d'un troisième Michael Connelly en 2026 ? L'auteur américain a beau être talentueux, il est difficile de maintenir un tel rythme à un haut niveau. En même temps, il sait varier les plaisirs : après un roman de tribunal, essentiellement, voici un polar pur et dur avec son nouveau héros, l'inspecteur Stilwell, qui a bien du travail sur son île paradisiaque de Santa Catalina, en Californie. Deux enquêtes se chevauchent dans cette aventure, sans compter d'autres affaires mineures à régler. Dans L'arbre de fer, Connelly privilégie l'action et les rebondissements, sans véritablement nous attacher à son personnage principal, un peu en marge de la hiérarchie policière, mais néanmoins courageux et honnête, cela va sans dire. Le livre n'atteint pas les sommets, c'est évident, polar bien mené, mais sans surprises majeures, avec un dénouement ouvert, comme si une suite se préparait déjà. La mission est remplie sans génie et Stilwell n'est certainement pas près de détrôner Bosch dans l'imaginaire des lecteurs fidèles de Connelly. Lequel devrait peut-être ralentir un peu l'allure pour donner davantage d'épaisseur à ses prochains romans.