Je découvre enfin ce classique de la littérature américaine que j’ai aimé, avec modération.
Je commence par les points positifs : Holden est un garçon négatif et pessimiste que j’ai voulu accompagner jusqu’au bout du récit, fasciné par son épandage de cynisme. La narration (et donc la traduction) m’ont fait passer un agréable moment, rendant hommage au style parfois enfantin et digressif de notre personnage principal.
Je vois à peu près ce que l’auteur veut exprimer à propos de l’adolescence et des réflexions liées à un être de plus en plus froid à l’égard du monde qu’il habite ; je pense simplement que la façon d’aborder ces thèmes ne m’a pas tant parlé. Ça ne m’a pas empêché de comprendre l’enjeu du texte, mais je suis resté distant par rapport à certains passages qui semblent aujourd’hui iconiques dans la littérature contemporaine.
Disons que je suis à moitié passé à côté. J’ai réussi à en comprendre le dessein avec la tête, mais pas avec le coeur. Cela reste une bonne lecture et je suis content d’avoir cette référence aujourd’hui.