J'avais été très séduit par la trilogie Métro, notamment le premier tome. Mais là, dans l'Avant-poste ; si on y retrouve l'obsession de Glukhovsky pour l'isolements sous toutes ses formes, la paranoïa d'État, la décomposition morale de la société russe et cette frontière floue entre la menace réelle et le délire collectif ; je me suis tout de même ennuyé... La différence fondamentale réside dans l'exécution : là où Metro transformait ces thèmes en une progression constante à travers un réseau vivant et terrifiant, L'Avant-poste enferme ses thèmes dans un dispositif quasi théâtral et trop statique. Les idées sont là, mais la forme feuilletonnée d'origine handicape leur déploiement narratif. Et puis les personnages ne sont pas très sympathiques, difficile d'entrer en empathie avec eux. Il y a un tome 2 pas encore traduit en français qui doit suivre...