Un livre d'une écriture simple, assez vide de contenu, ce qui en fait effectivement un livre qui se lit d'une traite, mais ce n'est pas pour moi une preuve de talent.
On dirait une pâle copie de La Peste, sauf que tout est tire-larmes et tire-horreurs, et que Camus n'a justement pas eu besoin de cela pour en faire une oeuvre. A part répéter qu'ils se chient dessus et qu'ils meurent de faim, le livre est vide. Tout est axé sur du détail pratico-pratique, avec beaucoup de manquements et de tableaux forcés qui m'ont fait totalement sortir du livre dès le début (ils meurent de faim mais par contre pas de soif, ils ne peuvent pas s'empêcher de forniquer au bout de 3 jours seulement d'enfermement...).
L'obsession de l'auteur pour les excréments et la sexualité/la domination de la femme est le plus écoeurant du livre. On va nous faire croire que c'est pour dénoncer, mais l'auteur ne fait que décrire ce qui doit ressembler à ses fantasmes (la plus belle femme de la terre qui se donne aux hommes âgés).
Aucunement on ne ressent de l'empathie ou quelque sensibilité, malgré les efforts continus de l'auteur pour nous l'inculquer : et la femme pleura. Et il pleura dans son lit. Contre le mur. Et cet homme plein de caca la fit pleurer, et elle s'évanouit de douleur, et elle vomit devant les cadavres... etc).
C'est vrai, le style d'écriture (continue) est original, bien mené. Personne n'a de nom,mais on sait toujours qui parle et on se figure bien les personnages malgré l'absence de description approfondie. C'est la seule chose notable et surprenante de ce livre.