Incontournable Roman Juillet 2025


Je remercie la maison HongFei pour l'envoi de ce service de presse.


Version courte:


Je retrouve dans ce beau roman illustré la douceur que j'ai trouvé dans les œuvres telles que "L'étoile de Mo", "Mémoires de la forêt" ou le si joli "Shamal et Bora la bourrasque". Je retrouve également le besoin urgent d'adresser, avec tout autant de chaleur et de bienveillance, du récit poétique "Petites douceurs", qui traitait de l'importance de l'équilibre mental. Dans un monde aussi frénétique, anxiogène et performant que le nôtre, il me semble impératif que nous daignons nous intéresser aux questions relatives au confort de notre psyché, de la gestion de nos émotions et de la capacité à être à l'écoute de nos besoins. Ici, il sera question de la dépression, de ses conséquences, ses manifestations, mais surtout de sa guérison. Car, on l'oublie, la dépression est une maladie mentale du à un déséquilibre neurochimique et divers facteurs externes. Une fois encore, la littérature jeunesse illustre à quel point elle possède une "magie" qui lui est propre, car elle met en mots tout simples et pourtant fort justes sur un sujet aussi délicat à traiter que la santé mentale. Grâce à la plume précise et tendre de madame Roux et à l'univers aux doux tons d'aquarelle peuplé de personnages attachants de madame Duhazé, "L'échappée belle de Marta", je dois dire, vient de s'inscrire parmi mes romans préférés pour la présente année, et l'un des meilleurs que j'ai lu sur le sujet de la santé mentale.



Au village de Chouquette-sur-Merle, on se réveille bercé par les agréables effluves émanant de la pâtisserie de Marta. Tous peuvent apprécier le large éventails de douceurs sucrées que l'oie prépare chaque jours, indéfectible à la tâche et toujours soucieuse d'offrir le meilleur service à ses nombreux clients. Marta ne comptait pas son temps et mettait du cœur à l'ouvrage. Cependant, peu à peu, Marta eu du mal avec le réveil, dont le son de son cadran devenait insupportable. Depuis quelques semaines, elle constate que ses ailes s'engourdissent, qu'elle commettait des erreurs et qu'elle perdait peu à peu sa joie de vivre. Le soir, elle était éreintée, sa mine en pâtis et la fatigue semblait même déteindre sur sa maison. Son moral était assombrit par des nuages gris, qui lui coupaient autant le sommeil que l'appétit.



Un jour, le docteur Varlindo passa sous sa fenêtre et devant la voix basse et la mine triste de Marta, se permit de lui poser quelques questions. Son conseil est de prendre du repos, car Marta admet ne se souvenir de la dernière fois qu'elle a prit des vacances. Il lui semble impensable de prendre du temps pour elle, car il y a temps à faire et des gens comptent sur elle, mais bien vite, elle constate que son sommeil est bien agité et ne lui procure aucun réel repos. Et puis, de vieux chagrins enfouis au fond d'elle depuis des années tendent à refaire surface. Lui revient alors des souvenirs chaleureux, du temps où elle était petite oiselle et allait à la page avec ses parents. Ce fut l'inspiration qui la motiva a prendre une grande décision: Celle de quitter sa pâtisserie, pour prendre un long congé.



Marta enfourche son vélo et se met en route, non sans une pensée pour les gens qu'elle laisse derrière et dont elle a le sentiment de laisser tomber. Elle leur laisse une note pour signaler son congé et part pour la plage. Là-bas, elle va découvrir un hôtel, tenue par le lumineux et avenant YannPatt', qui lui offre la chambre nommée "Lumières". Dès lors, c'est un long, progressif mais salvateur processus de guérison qui s'engage pour Marta. Un parcours truffé de bains de soleils, de conversations autour d'un café, de mots écrits sur le sable, de colère exprimée à l'océan, ce témoin silencieux, de gros dodos bien mérités et de peines enfin verbalisées.


Marta aura l'occasion de réfléchir sur ce qui est bon pour elle, du pourquoi elle en est où elle en est et comment elle peut remédier à ce qui est trop lourd à porter au quotidien. Sans magie, autre que celle des gens de confiance, Marta se remet de cette période houleuse et épuisante, et c,est avec un entrain renouvelé, de projets nouveaux et de quelques modifications bienvenues qu'elle redevient la pâtissière qu'elle aime être.



Analyse exhaustive ( Attention, divulgâchis à venir):



J'adore ce genre de roman et j'adore les analyser sous toutes leurs coutures. Tout est là, en quelques lignes, dans un récit très accessible. À mon humble avis, les adultes devraient aussi le lire, il n'est pas infantilisant et il est porteur de beaucoup de crédibilité tout en étant touchant.



Donc, comme je le disais, Marta affronte un état de dépression, avec cette fatigue chronique, ce sommeil perturbé, son appétit amenuisé, ses idées noires, son incapacité à se projeter dans un avenir heureux, son attention fragmentée qui cause des erreurs dans ses gestes et dans ses tâches pourtant maitrisées, etc. Son état mental est très clairement compromis. On y voit autant des symptômes dits "somatiques", donc relatifs au corps, comme l'engourdissement de ses ailes, son sommeil brouillé ou encore son manque d'énergie, que des symptômes psychologiques, comme les pensées intrusives sombres, le débalancement de ses émotions ou la confusion dans ses idées. Elle est également très visiblement triste de façon quasi constante, sans compter qu'elle ne prend plus plaisir à faire ce qu'elle aime d'ordinaire. On a donc un bon paquet d'indices des critères diagnostiques de la dépression, dont la durée et la persistance des symptômes.



Il y a également un contexte qu'on peut aisément dégager dans l'histoire de Marta. Il est dit qu'elle a un horaire très chargé, qu'elle se met beaucoup de pression à être performante en tout temps, qu'elle n'a pas d'aide au travail et qu'elle se sent seule. Certains éléments de ce contexte vont émerger plus tard, quand elle fera face à sa situation de façon plus lucide ( quand elle aura l'énergie pour le faire).



J'observe d'abord un élément que je trouve très pertinent dans ce genre de situation qu'est la dépression, qui a des airs d'épuisement professionnel: Les gens du cercle social de la personne concernée. En effet, quand Marta quitte, elle laisse un mémo aux autres habitants afin de les rassurer et de leur confier les derniers gâteaux de la réserve. Il est alors écrit " Chacun s'en retourna avec un paquet de gâteaux contre soi. Chacun pensa fort à Marta, à ce qu'on osait dire et à ce qu'on ne disait pas..." Je trouve ce petit morceau de texte fort, car les autres habitants se parlent des signes qu'ils auraient pu ou aurait du voir chez Marta. Ça permet de relater sur la vigilance sociale. Loin de moi l'idée de juger ces personnages, ce n'est pas toujours simple de voir ces signes, mais c'est justement ce que je trouve important de souligner: Les habitants se sentent interpellés, voir un peu coupables. Cela indique qu'ils sont empathiques à la situation de Marta, qu'ils réalisent ce que ça implique ce congé qu'elle doit prendre, puisqu'elle est à bout de forces. Ils ne la jugent pas, au contraire, ils comprennent cette tournure d'évènement et je me prend à penser qu'ils seront plus vigilants, maintenant qu'ils l'ont vu de près. Surtout, ils réfléchissent au fait qu'ils auraient pu en parler à la concernée, "sur ce qu'on dit". Réfléchir à cette situation, c'est un pas vers une meilleure compréhension et c'est très louable.



Dans les éléments de la guérison, qui sont multiples, seul le médicament n'est pas présent. Dans la vraie vie, il peut effectivement aider, notamment avec le désordre neurochimique. Ici, on va s'intéresser a tous les autres.



Le repos est bien sur incontournable. Marta en aura pour plusieurs semaines, sinon quelques mois. Oui, c'est long récupérer d'une dépression ou d'un épuisement professionnel, le corps est au bout de ses batteries. Marta aura l'occasion de dormir, se prendre du temps de qualité avec elle-même et avec d'autres quelques fois. C'est contre-intuitif pour elle , au début, elle a souvent de la culpabilité d'avoir quitter sa pâtisserie. La culpabilité est souvent de la partie et n'aide pas aux personnes malades à penser à leurs besoins, si leurs pensées sont toutes orientées vers d'autres. Cela ajoute généralement à la détresse vécue. Néanmoins, Marta fini par y arriver, à trouver une forme de routine qui répond à ses besoins.



On touche ici à ce qui importe le plus, soit de répondre à ses besoins de base. C'est ici qu'on peut traiter de la bienveillance envers soi, car il importe à Marta de penser à ce qu'elle a négligé: Se reposer, avoir du temps pour cultiver ses autres intérêts, entretenir son cercle social, avoir des moments de quiétude et de plaisir. le corps n'est pas une machine, il a besoin autant du repos mental que du repos physique. "Ne rien faire" , ce n'est pas "rien faire", c'est donner une chance à son corps et sa tête de se reposer. On a du mal avec ce concepts, tant nous sommes habitués de meubler la moindre seconde avec "quelque chose". On ne sait plus à quoi sert l'ennui sain ou le plaisir de contempler un beau paysage. On oublie que même au repos, la tête travaille quand même, elle laisse couler des pensées, se stimule avec ce qui l'environne , un air salin, un bruit de mer, un ciel coloré. C'est à tout cela que Marta va donner une chance de se manifester.



L'estime de soi de Marta est affecté de pleins fouet. Avec l'accumulation des erreurs, avec le sentiment de ne pas parvenir à faire ce qui est normalement faisable pour elle, sans compter la confiance en ses capacités et en son avenir bousculée, Marta se sent mal "dans ses plumes" comme elle le dit. C'est donc tout cela qu'il faut peu à peu rebâtir. La fin se termine d'ailleurs avec cette phrase: "Comme il est doux d'être un peu mieux dans ses plumes!"



L'introspection est un autre axe qui va aider Marta à passer au travers de son état et rebâtir son estime de soi mit à mal. J'ai trouvé très habile les deux renardeaux avec leur technique du sable apprise de leur mémé. Pour les pensées négatives, on les grave dans le sable, laissant la haute marée les emporter. Pour les pensées positives, on les dessine avec des galets, pour que d'autres les voient. Verbaliser ce qui fait mal, partager ce qui fait du bien. C'est très poétique. Et c'est très vrai, également. Elle a des conseils très avisés cette mémé et elle peut être bien fière que ses petits-fils les aient confiés à des personnes comme Marta. Mettre des mots sur les pensées, les émotions et les évènements, ce n'est pas banal et ce n'est pas puéril. C'est un besoin réel. Mettre des mots donne une légitimité à ce qui est, et permet de les partager aux autres. Se faire entendre et être reconnus dans nos émotions sont deux autres besoins importants. Ce n'est pas un hasard qu'on aime les histoires et qu'on se confie aux autres, c'est une expression nécessaire qui a ses propres fonctions, tant sociales que psychologiques. Pour être "bien", Marta a donc besoin de mettre des mots sur ces petits tracas laissés de côté, qui refont surface au moment où elle est le plus vulérable. Et elle aura une oreille attentive tout près d'elle.



Le personnage de Yannpatt" est mon personnage préféré. Il n'est pas qu'un accueil chaleureux dans un moment de détresse, il est un acteur social à part entière. J'ai envie de dire qu'il a de très belles compétences sociales et une empathie qu'on retrouve chez les bons intervenants sociaux. Yannpatt" ne semble pas faire grand chose et pourtant, il a beaucoup fait pour Marta. Déjà, il ne banalise pas son état, au contraire, il le voit très bien. Il conforte Marta dans l'idée que si elle se sent fatigué, alors c'est que corps en a "besoin" ( le mot est bien choisi). Il aura des conversations, de l'anodin au profond, avec Marta, sur toute une gamme d'émotions. Les détails ne sont pas fournit dans l'histoire et au fond, importe peu. On compren simplement que Marta allège son coeur et ses pensées, avec un goéland qui a une oreille bienveillante et empathique. Il pense à prendre des nouvelles d'elle sans devenir envahissant. Il est présent, sans jugements et armé de son sourire. C'est un merveilleux personnage, que j'aimerais voir plus en littérature jeunesse, spécialement dans les romances, qui manque de relations saines, ces temps-ci.




Je voudrais faire un petite focus sur la scène où Marta "pète une coche" en pleine nuit. Armée de son bâton de bois, elle écrit des mots lourds, des émotions lourdes et des besoins refoulés dans le sable, en hurlant à l'océan les mots qui font mal, les mots qui ont besoin d'être nommés: "Elle cria aussi. Fort, très fort, tous les mots qu'elle n'avait jamais osé dire tout haut. Et les vagues et le vent firent le reste..."



Je remarque que la nature est presque un personnage à elle seule. J'y vois un retour aux sources, alors que Marta revient au sable, à l'eau saline, au vent et au soleil, comme autant de témoins et de canalisateurs fort commodes, puisque rien ne les abime. J'en profite pour glisser ici l'importance de la nature dans notre santé mentale. Ça semble si incroyable que ça? Marcher en forêt, se baigner de vert, une couleur qui a un réel impact sur la psyché, s'entourer de calme naturelle, c'est dûment documenté que ça a un impact favorable sur la santé mentale. L'activité physique aussi, alors bonus pour la marche en forêt! Marta s'est trouvé un cocon douillet sur cette plage et sans cet hôtel, ne serait-ce que pour la nature qui l'entoure et les doux souvenirs d'enfance que cela lui évoque.



Enfin, l'aspect mémoriel. Pour faire simple, Marta a accumuler les frustrations, laisser de côtés des peines et minimiser ce sentiment de solitude qui s'est manifester en cours de route, mais qui ne prend réellement forme que tard dans le récit. La mémoire ne comporte pas que des souvenirs d'évènements, elle comporte des émotions laissés de côté et des besoins ignorés. Marta en a trop sur les épaules, il lui fallait faire du tri dans ses pensées, vivre ces émotions enfouies ( c'est ça que ça donne le refoulement émotionnel tôt ou tard, ça doit sortir), pour mieux savoir vers quoi tendre.



Et vers quoi va-t-elle tendre, au final? À du changement. Primo, son horaire va changer, vous le verrez sur son tableau noir dans la pâtisserie: Mercredi au samedi: Semaine de 4 jours dorénavant! Elle a des envies de jardins et dessins, ils auront du temps pour être cultivés. de plus, il y a Sonia, cette jeune écureuils qui a manifesté son envie d'apprendre son métier, qui va être engager comme aide-patissière ( ou stagiaire).



Marta aime son métier, c'est pourquoi il lui faire mettre en place des changements pour éviter qu'il ne devienne un poison à long terme. Et aimer son métier ne devrait pas empêcher de vivre ses autres passions et entretenir son cercle social. Tout est bien sur, une question de choix. Nous avons tous nos limites, nos besoins et nos valeurs, le tout est de savoir jongler avec et les écouter. Non, ce n'est pas toujours simple, mais ça commence avec une connaissance de soi, un place pour introspecter et l'humilité de reconnaitre qu'on est faillible et imparfaits. Par contre, l'humain est aussi résilient et adaptatif, c'est grâce à ces qualités que nombre de gens passent au travers de sombres périodes dans leur vie. Cela ne signifie pas de voir le faire seul.e. Marta aura eu de l'aide, avec l'altruiste Yannpatt", avec ses habitants compréhensifs et solidaires, avec ce médecin soucieux de son bien-être, lui même ayant survécu à un état dépressif. La puissance des liens est mon sens une grande force encore trop minimisée dans nos société et pourtant, constitue un réel facteur aidant, surtout pour nous, animaux de groupe que nous sommes.



Le récit est soutenu par un graphisme tellement apaisant et mignon. La palette composée de rose melon, de bleu lavande, de jaune mangue et de quelques gris côtoyant le beige, c'est tendre pour les yeux. Il y a une diversité d'objets, de tenues vestimentaires que de paysages. le graphisme possède sa propre force, en nous livrant les émotions et l'état mental de Marta. Certains passages illustrent même directement son état mental avec des abstractions graphiques ( du gribouillage noir pour la colère, par exemple). Même la couverture me semble évoquer le voyage, avec cette fenêtre qui rappelle celle d'un métro ou d'un train de banlieue. Et j'ai remarqué que Marta porte des "crocs" aux pieds quand elle travaille! Par ailleurs, vous noterez que Marta propose un 'Délice de l'île" à un Yannpatt' en touriste chez elle, un dessert qui ne peut être qu'inspiré de son lieu de repos.



Quand à la plume, elle est accessible, juste et teintée de poésie. Et réussi à mettre en peu de mots des concepts et des idées complexes et la tournure de plusieurs phrases invite à la réflexion.



Tant de choses à dire, et j'ai l'impression que je pourrais encore continuer, mais je vais en rester là ( aucun système ne s'accommodera de mes écarts d'écritures déraisonnable). Je voulais être sure de tout noter pour la moi future qui en aura besoin et pour les lecteurs qui pourraient avoir besoins de précisions. Je vais définitivement en parler de ce précieux petit livre, si complet et si juste, teintée d'une belle compréhension des enjeux liées à cette maladie mentale encore si mal comprise et pourtant devenue si courante. Bien sur, nous sommes dans une situation idéale, où le personnage peut prendre un long congé et elle a accès à des gens bienveillants. Reste que même idéale, cette situation permet de parler de différents angles de la dépression et illustre un processus de guérison très crédible.



Je pense que même sans parler de dépression à proprement parler, il importe de traiter de l'équilibre mentale, des besoins essentiels, de l'empathie, de la bienveillance pour soi-même et de l'importance de reconnaitre les signaux de détresse quand ils se manifestent. Ce roman le permet. Se brûler au travail/à l'école ne nous rend pas plus productif, ni plus fort, ni plus dignes. Avoir des limites est humain. On peut en parler avec cette histoire. Avoir à coeur le bien-être des autres comme de soi, tel qu'on le voit dans ce récit, devrait être valorisé et enseigné. Enfin, guérir de n'importe quelle situation déstabilisante nous rend plus résilients et plus avisés. Et ça c'est une grande force!



Pour un lectorat intermédiaire à partir du 2e cycle primaire, 8-9 ans+ ( Même si, je réitère que les adultes devraient le lire aussi)

Shaynning

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