Avec L’empreinte de la fumée, Patricia Briggs nous livre un douzième tome à la hauteur des attentes. On retrouve tout ce qui fait le charme de la saga Mercy Thompson : une héroïne forte mais vulnérable, un univers riche, une intrigue qui mêle danger surnaturel et drames intimes.
Cette fois, Mercy doit faire face à une créature mystérieuse, qui ne semble pas venir de son monde et menace son équilibre fragile. Comme toujours, elle se bat avec courage, malgré la lassitude de devoir constamment affronter des épreuves. Mais la véritable difficulté se situe ailleurs : dans sa relation avec Adam. Son époux, marqué par les événements du tome précédent, devient distant et ferme le lien qui les unit. Cette crise intime apporte une profondeur supplémentaire et renforce l’attachement du lecteur au couple.
L’intrigue est prenante et s’inscrit clairement dans la continuité du tome précédent : impossible de lire celui-ci indépendamment. L’autrice joue habilement avec les légendes et le folklore, donnant à la créature une aura intrigante qui m’a poussée à deviner son identité avant la révélation – une satisfaction rare.
La plume de Patricia Briggs reste fluide et addictive. Chaque tome se lit d’une traite, tant il est difficile de s’arrêter. Les personnages secondaires, nombreux et charismatiques, ne sont jamais accessoires : chacun a un rôle précis, contribuant à la cohérence et à la richesse de la saga.
En résumé, L’empreinte de la fumée est un tome haletant, équilibrant action, tension émotionnelle et mythologie. Un excellent ajout à une série qui, même après douze volumes, reste l’une des plus solides et passionnantes de la fantasy urbaine.