C’est mon deuxième roman des éditions Addictive, et malgré des avis très positifs, mon ressenti reste plus nuancé. L’écriture est efficace et addictive, et l’histoire globalement bien construite. Pourtant, certains éléments m’ont mise mal à l’aise, notamment la romance entre un professeur remplaçant et son élève de lycée. Même si Kelly est majeure et que la différence d’âge est limitée, le rapport de force inhérent à cette relation reste problématique et dérangeant.
Kelly est une jeune femme en manque d’amour et d’attention, évoluant dans une famille absente. Cette solitude nourrit une obsession parfois immature, voire malsaine, envers Tyler. Si son grain de folie est souvent traité avec humour et légèreté, certaines de ses actions flirtent avec la toxicité. Elle reste néanmoins un personnage fort, excessif, avec un côté imprévisible qui rappelle Harley Quinn.
Tyler, quant à lui, est un personnage marqué par un passé violent et des responsabilités trop lourdes pour son âge. Pris au piège entre sa sœur, son oncle menaçant et sa situation professionnelle fragile, il avance avec prudence.
Malgré un contexte initial gênant, la dynamique entre Kelly et Tyler fonctionne, mêlant tendresse et folie. Cependant, la romance aurait gagné en efficacité avec moins de scènes de smut, souvent trop nombreuses et ralentissant le rythme. Une lecture prenante, mais loin d’être parfaite.
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