Si le double renversement carnavalesque (l'anomalie au pays du bizarre est la normalité) mérite pour sûr d'être soulignée pour son dépassement post-bakhtinien, la résolution de l'histoire et d'une façon générale le dernier acte sont vraiment bâclés... L'étrange mal de M. Bizarre ne se hausse qu'avec peine au classement des grandes histoires d'amnésie malgré l'intertexte ÉVIDENT avec Une aussi longue absence (le lecteur est en droit d'en savoir plus sur son lien avec Mme Folette, à peine ébauché ici...), bref on est sur de la facilité très faible là, dommage, dommage, quand l'idée de faire du tennis le point de départ d'un thriller palpitant ne manque pas d'intérêt, cf. Matchpoint, dont on voit tout l'héritage dans la passionnante (reconnaissons au roman ses mérites) réflexion menée sur la chance :
M. Bizarre remporte le concours bizarre parce qu'il fait quelque chose qui n'est pas bizarre. Une dose de méta trop « sociéter » qui ne parvient pas à sauver ces quinze pages.
J'avais adoré M. Bizarre, mais force est de constater que ce spinoff en Bizarrance est de trop.