L’exorcisme; pose à chaque fois fondamentalement la même question : existe t-il ? est-il personnifiable ?
L’histoire de l’exorciste, on l’a connaît tous : une jeune fille de 12 ans, présentant les symptômes d’une maladie mentale mais qui finalement, va s’avérer être possédée par un démon. Deux prêtres vont pratiquer un exorcisme en essayant de l’arracher à un destin tragique.
L’écriture de l’auteur est simple, les dialogues m’ont semblé quasi scénaristique tant ils s’enchaînent à une vitesse folle mais la structure de son récit est bien construite, la tension grandit à chaque page qui se tourne en nous plongeant dans une atmosphère malsaine; ce qui est à mon goût tout l’intérêt du roman.
Ce que j’ai trouvé formidable avec ce livre, c’est la maîtrise dont a fait preuve l’auteur pour se documenter ainsi que sa recherche poussé en la matière.
Blatty a mis a jour tout le folklore entourant l’existence du diable et ses manifestations.
Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, on explore un peu plus chaque pensées des personnages : la culpabilité de Karras au sujet de sa mère et qui doute de sa foi, le questionnement sur la mort; qui agite Chris ainsi que sa fille…
Des intrigues au sujet des domestiques loin d’être indispensable mais qui permet de rentrer dans l’intimité des deux protagonistes.
Le roman tout de même laisse planer le doute au sujet du mal dont souffre Regan : réelle possession ou délire psychologique ? le doute persiste.
William Peter Blatty ne tire aucune critique, on revient à cette inculpation dès l’enfance des archétypes du bien et du mal.
Le seul but étant d’effrayer, tout simplement.
Je suis en tout les cas satisfaite de ne pas à mettre en place tout un rituel pour être sereine avant d’aller me coucher…
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