Le tome 2 de la trilogie Bourbon Kid reprend exactement là où on avait laissé le joyeux carnage du premier volume : même lieu, mêmes personnages, mêmes enjeux… mais tout en plus tendu, plus nerveux, plus « bigger and stronger ». On est ici dans la conclusion du psychodrame lancé précédemment, et ça fait franchement du bien.
Le tome 1 s’achevait sur un cliffhanger qui laissait tout le monde suspendu à un plafond de bar crasseux. Ce deuxième chapitre vient refermer les portes, ramasser les fils, solder les comptes. Les méchants prennent ce qu’ils méritent, les gentils aussi — parfois dans l’ordre, parfois dans le désordre — mais le plaisir est le même : celui de voir enfin les pièces s’imbriquer et les destins s’entrechoquer.
C’est un tome qui sert de vraie résolution sans perdre l’humour noir, la violence cartoonesque et l’énergie pulp qui font le charme de la série. Ça ne réinvente pas la roue, mais ça la fait tourner plus vite, et ça fonctionne très bien.