Ignatius, vous le reconnaîtrez à des kilomètres. Toujours emmitouflé dans ce qu’il considère comme une tenue « de bon goût », il arbore sa fameuse casquette de chasse verte — censée le protéger des « rhumes de cerveau » —, un large pantalon de tweed qui lui laisse toute amplitude de mouvement, une chemise de flanelle et un éternel cache-nez.
Côté physique, c’est un colosse : obèse, massif, avec des yeux étonnants, jaunes et bleus, et une petite moustache fine. Une silhouette tellement originale qu’elle a fini en statue sur Canal Street… et en déguisement de Mardi Gras.
Il déteste tout et tout le monde, à commencer par sa mère au crochet de laquelle il vit. Ce qui le rend insupportable.
Il mange tout ce qu’il trouve, et fait un sort aux saucisses qu’il est censé vendre, malgré tout le mal qu’il en pense :
« Je soupçonne fort que le gaz qui s’échappe continuellement de mon organisme, et qui a déjà, vous vous en souvenez sans doute, causé tant de soucis à bord du bus de Baton Rouge, n’est pas sans rapport avec la consommation de ces porcs substitués. »
Il affectionne un livre en particulier : De la consolation de la philosophie de Boèce, et possède une licence. Est-il intelligent ? Peut-être, mais alors sérieusement victime de biais cognitifs.
Mon avis en résumé
Vous aimerez pour :
- La satire de la société américaine
- L’humour
- Une lecture qui sort des sentiers battus
Mais vous pourriez :
- Passer à côté de l’humour
- Détester Ignatius
- Regretter le manque de fil rouge
- Trouver certains passages interminables
La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole