Je pensais découvrir dans La Face cachée d’Harry Potter un essai montrant comment la saga pouvait servir de support en thérapie ou révéler les troubles de notre époque. En réalité, le livre prend une autre direction : il s’agit surtout d’une analyse psychologique des personnages, menée avec une minutie impressionnante.
L’auteur dissèque les symétries et les redondances qui traversent l’œuvre, montrant comment les mêmes traumatismes se rejouent de génération en génération. On retrouve chez Harry, Voldemort, Dumbledore ou même chez les familles secondaires des blessures similaires qui se déclinent, s’opposent ou se répètent à l’infini. Cette approche met en lumière les parallèles entre personnages et donne un éclairage inédit sur la construction de l’univers de Rowling.
La lecture peut paraître un peu laborieuse par moments, car l’analyse s’enlise parfois dans le détail et la répétition. Mais la dernière partie, où l’auteur propose sa propre théorie sur l’existence du « wizarding world » comme monde psychique parallèle, relance l'intérêt pour l'ouvrage.