Au commencement une facture non répertoriée tombe sur notre héros dubitatif.
Si ce n'est ni l'eau, ni l'électricité, ni les impôts, etc... qu'est-ce que ça peut bien être ? A l'aise dans la vie - sans même en avoir réellement conscience - petite main et doux rêveur, les interrogations pleuvent sur lui comme vache qui pisse. A qui peut-il donc devoir l'exorbitante somme de 5 700 000 couronnes (600.000€) comme ça, sans raison valable ?
Après être passé par tout un tas d'états entre la négation (est-ce une blague ou une tentative d'arnaque ?), et l'acceptation finale, il va devoir se plier à cette folie que l'on exige de lui : payer.
Pour quoi, pour qui ? Vous le saurez en lisant ce très joli roman suédois naviguant entre absurdisme et réalité. Le pamphlet est bien trouvé, l'écriture sans faille et ce petit bonhomme de héros, qui n'en n'a pas la trempe, nous entraîne (si l'on veut bien) dans une réflexion sur les valeurs actuelles, notre qualité de vie, choses souvent oubliées au profit de plaintes et complaintes sans fin.
La Scandinavie reine du roman efficace ? Je n'en sais rien, mais l’atmosphère paisible que dégage ce roman malgré la petite intrigue assez anxiogène (certains en auraient les cheveux dressés sur la tête, surtout s'il s'agit d'argent) prouve que ces gens du nord peuvent donner des émotions sans en faire des caisses.
Vite lu, vite aimé et chaudement recommandé.