Me voilà partie pour ce huitième tome. Tout commence avec une femme qui a été arrêtée et exécutée car elle a tué des enfants dont elle avait la charge. Son mari a également été exécuté. Ils avaient une fille qui était profondément aimée et qui va connaître une vie très difficile auprès de familles qui vont abuser d’elle. Jusqu’au jour où elle rencontre un officier allemand, Göring, qui va passer la nuit avec elle. Elle va en tomber profondément amoureuse, jusqu’à la folie, jusqu’à le retrouver. Il lui a laissé un drôle de cadeau, elle est tombée enceinte et a accouché d’une fille.Ebba est revenue avec son mari dans la maison de son enfance, où elle a vécu un an. Elle ne se rappelle de rien. Mais dans cette île, sa famille tenait une sorte de pensionnat pour jeunes garçons aisés. A Pâques, toute la famille a disparu. L’enquête a laissé penser à un meurtre mais les corps n’ont pas été retrouvés, ni les meurtriers. Gösta avait participé à l’enquête. Ebba et son mari veulent retaper cette maison mais ils ont beaucoup de travail. Ils ne sont plus aussi proches car ils ont perdu leur fils Vincent. Une découverte va amener la police sur les lieux qui va effectuer des analyses assez poussées. La découverte de sang va relancer l’enquête sur le meurtre de cette famille.Erica, de son côté, a déjà compulsé pas mal d’archives, concernant cette histoire.Ce roman raconte le destin tragique de femmes, d’une dynastie de femmes. Est-ce que le passé conditionne le présent, l’avenir ? Camilla Läckberg va donc détailler la vie de Dagmar, de sa fille, de sa petite fille et arrière petite-fille, Ebba. Ce sont des femmes qui se sont forgées toute seule. Une a pu plonger dans l’alcool, la folie, poursuivant son rêve de retrouver l’homme qu’elle aime. Sa fille a dû s’en sortir toute seule, sans amour. Elle n’a pas forcément voulu s’attacher à sa fille et que fait-on, aussi, pour se sauver. On abandonne ceux que l’on aime. On culpabilise énormément. Ce sont aussi des femmes qui souffrent, qui essaient de s’en sortir, comme Anna qui n’a toujours pas fait le deuil de son fils mort pendant un accident de la route.La police aura fort à faire pour protéger, enquêter, surtout que les faits remontent à des années en arrière. La vie continue son cours avec malheuresement ses coups du sort, la maladie qui touche des familles tout juste formées. Erica, comme d’habitude, n’en fera qu’à sa tête, et toujours dans le dos de son mari. Elle va s’allier avec Gösta qui a été partie prenante de cette première histoire. Elle sait être très convaincante pour avancer.Le roman est très bien écrit, les évènements s’enchaînent bien pour arriver à la révélation finale et le rôle qu’ont pu jouer ses cinq jeunes hommes et ce qu’ils ont aussi subi. Ce roman est consacré à la montée de l’extrême droite en Suède, au rôle que la Suède a pu aussi jouer pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le tout donne un roman assez bouleversant. Les personnages, anciens comme nouveaux, sont toujours aussi attachants car on les suit dans leur quotidien, que ce soit professionnel ou familial.