Petits bijoux d'antiquaire
Jolies petites nouvelles qui sentent bon la Belle Époque, elle sont vraiment bien écrites, le style de Colette ne date pas. Bien évidemment j’ai mes préférées parmi les vingt-deux très courts textes du recueil comme La femme cachée justement et Le portrait tandis que d’autre m’ont laissé dans l’incompréhension quasi-totale comme les Demis Fous, elles se laissent toutes lire sans faim.
On peu certes leur reprocher leur mondanité. Mais je ne le ferais pas. J’ai adoré toutes ces femmes fardées de céruse et aux tenues recherchées. En lisant Colette on a de furieux accès de nostalgie et des envies de retour dans le temps ne serais ce que pour les chapeaux et les coiffures, les rideaux et le vieux papier peint des murs. Et pour l’amour par-dessus tout. L’amour grave et frivole comme une danse. Tout n’est que chagrin feutré parmi le sang du meurtre des maitresses. Voilà ce que peint Colette à chaque page. Et la première nouvelle est pour cela bien choisi, elle nous entraine dans la farandole carnavalesque de ces portraits mi–figue mi-raisin. Toujours aiguisés parce que Colette ce n’est pas de la littérature superficielle et c’est ce qui est sans doute le plus important à dire;