La Femme et l'Ours par Nina in the rain
Bon, voilà, déjà il faut faire admettre à l’Homme que ce n’est pas la suite de l’Homme qui savait la langue des serpents. Non, non, rien à voir, même si ça parle d’ours et de femmes. Rien à voir non plus avec Winnie l’ourson en version adulte, quoique. En même temps, je sais bien que j’ai tendance à lire des romans avec des titres bizarres mais que voulez-vous, ça m’attire. Je n’y peux rien, quand j’en vois un, j’ai automatiquement envie de le prendre sur la table, et souvent ils cachent des romans un peu fantasques. Je me tiens tout de même loin des romans-à-titre-bizarre-et-très-médiatisés parce que ceux là, généralement, ne rentrent pas dans mes critères. Oh, probablement qu’ils pourraient, fondamentalement, je suis bien accro aux comédies romantiques gnagnan américaines, mais bon sur mes lectures j’essaye de regarder les choses de plus haut.
Ce n’est pas toujours facile, parce que je suis bloquée par ma bonne vieille habitude qui me fait penser « non pas celui-là il est trop intelligent/trop moderne/ma sœur l’a aimé ». Du coup, Jaenada, j’ai quand même mis un bon bout de temps. Il est adulé par tout ce que Paris compte de libraires chics, alors, ben oui, j’avais peur. Et comme c’est une histoire qui finit bien, j’avais tort d’avoir peur. Parce que finalement, il faut le dire, ça se lit très bien, c’est loin d’être chiant et même si ça ne restera pas comme l’un de mes romans préférés, c’est tout de même un espèce de tourbillon dans l’âme humaine assez impressionnant.
Bref, j’ai aimé accompagner le héros dans ses nuits de folie, ça m’a par moment fait penser aux nuits de saoulerie de Limonov, et même si je suis loin de m’être reconnue en lui, quelques fois, tout de même, le côté paumé… Bref, ça m’a plu et parlé.