J'ai bien aimé la manière dont l'auteur parvient, même si chaque nouvelle se déroule dans un monde matériellement exsangue, voir moralement brisé, à faire naître une étincelle de ce qui se rapproche le plus de l'espoir pour son personnage principal.
Au long du livre, sur les restes de nos sociétés, la population se déchire souvent entre oppresseurs et oppressés. Ces derniers se voient alors soumis pour le profit des premiers à des pénuries de nourriture, d'eau, à l'altération de leurs corps et métabolismes, ainsi qu'aux haines et conflits qui en résultent. Quand elles existent encore, les dernières ressources qui sont souvent celles du vivant sont soit privatisées et enjeux géo-politiques, soit victimes collatérales de conflits biologiques. Ainsi le terme biopunk est peut-être ce qui décrit le mieux ces dystopies aux échos familiers. Et pourtant du fond de ces puits glaçants, de manière inattendue, un être va relever la tête, manifester, trahir un soupçon d'humanité, et j'ai trouvé qu'en cela résidait la magie de chacun de ces textes.