J'ai d'abord bien aimé l'ambiance graphique et sonore qui, percutantes, déroulent le trash de Dark Meat City, ville dont même les quartiers "normaux" évoquent le ghetto. Et puis aussi, abrité par la cité, ce mélange d'humains, d'animaux et êtres inclassables parlants, de personnages à mi-chemins entre les deux, comme ces catcheurs sud-américains issus d'une mythologie précolombienne revue façon manga, ...
Au milieu de tout ça, les deux héros, survivants à l'humour désabusé de cette jungle urbaine, quand ils ne se retrouvent pas à la recherche d'un toit, rebondissent de scènes de poursuite en scènes de fusillade, violentes mais parfois décalées voir carrément burlesques. Et la candeur qui malgré tout anime Angelino et Vinz, leur amitié, tranchent heureusement souvent avec la noirceur des situations.
Il y a aussi plein de petites surprises réjouissantes, comme des cafards impossibles qui font preuve d'affection, les citations de shakespeare, les clins d'oeil à plein d'autres films (MIB etc), des écrans de transition façon jeu vidéo, ...
Alors on pourra regretter un passage un peu moralisateur avant la fin, mais heureusement ça ne dure pas et j'ai passé un très bon moment.