Les romans de Stieg Larsson avaient leurs problèmes, mais ils avaient aussi un style particulier dans la prose, la structure et les thèmes.
Lagercrantz ne cuisine pas avec la même sauce. Larsson écrivait comme un journaliste d'investigation, il t'emmenait par un dédale d'informations, de détails, de background, avant d'arriver à la conclusion. Lagercrantz écrit comme un paparazzi : machin a fait ça, à tel endroit, à telle heure.
Larsson écrivait des personnages pas forcément complexes, mais au moins avec une vie et une voix intérieure, et un vrai réseau de relations. Ici tout ça passe à la trappe, au nom de l'efficacité.
Efficace, cette trilogie, ça c'est sûr. Tout est plié en 300 pages, consommées en un trajet de train du sud au nord de la Suède, peut-être.