Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, la peur d’être dévorée vivante provoque chez moi une terrible angoisse. Peu d’animaux sont susceptibles de m’infliger cette mort, surtout dans ma région (j’ai bien soulevé la question des araignées qui hantent ma maison mais mon mari m’a assuré que non, elles ne peuvent pas me croquer… On va dire que je lui fais confiance). Souvent on aime se frotter à nos terreurs et je n’échappe pas à la règle. Après avoir vu Les dents de la mer, j’ai refusé de me baigner dans la Méditerranée pendant tout l’été, même le lac à côté de chez moi ne m’inspirait plus. Je me suis alors passionnée pour les requins et j’ai dévoré tout ce qui pouvait se rapporter à cet animal : livres, films, documentaires… ( pour moi Les dents de la mort de Xavier Maniguet est un must have).
Quand j’ai découvert Megalodon à sa sortie en poche en 1998, ma peur a été décuplée… Un requin de 20 mètres, 50 tonnes supposé éteint depuis des milliers d’années revenait pour faire de nos plages son snack préféré. Juste waouuh wiiiiiz… J’ai bien sûr adoré. Je savais que Steve Alten avait écrit des suites à ce premier opus mais seule La fosse a été édité en France et le graal était épuisé depuis longtemps. La sortie du long métrage (à ne pas regarder car c’est un énorme raté) a relancé l’intérêt pour ces romans pour notre plus grand plaisir.
Dans La fosse tous les ingrédients sont réunis pour passer un été bien glacé :
un mégalodon ( bien sûr )
un dirigeant d’entreprise sans foi ni loi qui passe son temps à abreuver son entourage de citations latines, ridicule et pédant, on adore le détester
une belle Russe qui use de ses charmes pour obtenir ce qu’elle désire
un héros fatigué qui passe ses nuits à cauchemarder et dont le couple bat de l’aile
des personnages secondaires bien choisis
de nouveaux monstres abyssaux...
et la fosse des Mariannes, 11 kilomètres de profondeur, 2500 de longueur… Un refuge pour tous ces monstres… Hommes ou bêtes.
Si vous ne saviez pas quoi lire sur les plages cet été, ce roman est pour vous : du suspense, des morts bien sanglantes, une traque, un mystère entourant les vraies motivations du « méchant ». Rien de révolutionnaire mais on passe un agréable moment.
J’espère sincèrement que les éditions Pygmalion auront la bonne idée d’éditer les 3 derniers opus : Primal waters (il paraît que c’est le meilleur de la série), Hell’s aquarium et Nightstalkers… C’est tout le mal que je nous souhaite.