Ajouter une longue Mars à la longue Terre, c'était un peu ambitieux en 100-150 pages...
Le reste du roman est consacré à la Terre qui a déjà son lot de personnages, de biotopes, de jokers etc.
Hé ben on repasse une couche ! Et pareil pour Mars : un zapping infini qui nous fait presque ressentir le mal du passage où l'auteur (il ne reste que Baxter aux commandes, le style est moins empathique, plus scientifique, et l'humour est parti en Ouest 1.482.687) lance des idées et des contextes à la pelle sans presque jamais les développer. Les héros ne se posent pas de question sur certaines implications qui leurs sont offertes et la fois où ils doivent trancher, le passage est pataud, expédié et convenu. La joute verbale dans la Horde du Contrevent ou des argumentaires d'avocats célèbres vous feront de l'effet des années après ; là, il suffit de tourner la page.
Je passe sur le fan service : une bonne douzaine de romans / films de SF-fantastiques sont cités par les héros, on se croirait dans une soirée à thème "psst hé t'as vu ici c'est comme dans Fondation quand l'empire fait ceci"
Les personnages forts sont encore présents et portent certains passages mais tellement brièvement !
En ouvrant trop de possibilités, en sautant des années et des mondes, le roman et l'auteur s'égarent, c'est bien dommage.