J’aime beaucoup Christopher Priest, qui m’a enchanté avec des titres comme Le Prestige, Le Glamour et La Fontaine pétrifiante. Mais, cette fois, il s’agit d’un roman plus ancien, un peu différent de ceux que j’avais lus jusque-là.
Tout commence dans l’Angleterre du XIXᵉ siècle. Edward, représentant de commerce, rencontre la jeune Amelia, secrétaire d’un savant un peu fantasque. Cette première rencontre est rapidement suivie d’une invitation et les deux jeunes gens, profitant de l’absence du savant, montent un peu imprudemment à bord d’une machine à voyager dans le temps. Les voilà embarqués dans une aventure extraordinaire.
Le ton est d’abord léger, parfois assez amusant, car les deux Anglais semblent, dans un premier temps, davantage préoccupés par les convenances que par les dangers de leur périple. Puis le récit s’assombrit progressivement. Il s’agit en quelque sorte de la version de l’auteur de La Guerre des mondes, un hommage très appuyé à l’œuvre de H. G. Wells.
Le roman devient alors bien plus intéressant et, même s’il n’atteint pas, à mes yeux, le niveau des autres livres de Priest que j’ai lus, j’ai passé un très bon moment.