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Roman gagnant
Je ne l'avais pas identifiée dans La chaleur. Mais dans L'homme qui danse et La mauvaise joueuse, Victor Jestin se base dessus. L'obsession. Le thème me fait penser naturellement au Joueur d'échec de...
le 8 nov. 2025
Je ne l'avais pas identifiée dans La chaleur. Mais dans L'homme qui danse et La mauvaise joueuse, Victor Jestin se base dessus. L'obsession.
Le thème me fait penser naturellement au Joueur d'échec de Zweig, ou dans un autre registre à Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard.
J'ai fait pleinement confiance à l'auteur et j'ai lu le livre avant la 4e. Le thème m'a donc surprise et embarquée. J'ai aussi beaucoup aimé le style. Tant que je pense le relire avec un crayon pour souligner mes passages favoris, comme je le faisais à une époque.
Comme tous les romans qui fuient en avant, accélèrent, la redescente de le dénouement peuvent décevoir. Ici, on nous quitte en pleine lancée. Pas de note amère en fin de bouche.
J'aime jouer, et je transmets ça à mon enfant qui à 8 ans excelle dans les jeux de plateau les plus complexes. J'observe aussi ce que ça lui fait de ne pas pouvoir jouer, de ne pas gagner. J'observe son intérêt pour les tactiques. Lorsque l'auteur parle de ce silence monacal quand on explique les règles, ça résonne fort en moi car mon fils n'est silencieux qu'à de rares moments. Et l'explication des règles du jeu en fait partie.
Ça résonne aussi quand l'auteur évoque le fait de se sentir perdue au sortir de l'adolescence, sans règles, sans échéances, avec désormais que de l'informel, de l'implicite (eurk).
Je me vois donc moi-même, ou je vois mon fils, dans cette dystopie personnelle. Et j'ai goûté avec joie ce récit qui dit ce qui pourrait arriver si on mettait tous les curseurs à fond.
Je me reconnais bien dans ce goût des règles et des consignes claires. (Ça me fait même peur car je pense que je serais une très bonne élève dans un régime fasciste. Autre piste de dystopie, moins personnelle cette fois.) Si bien que je fréquente des espaces qui explicitent le cadre de la façon la plus frontale possible. Je ne me sens bien que là.
Je me suis sentie très bien dans ce livre. Je vais beaucoup le prêter.
Je l'ai d'ailleurs présenté à mon fils. Il lit des mangas Pokémon (pétris de jeux et d'enjeux), et je lui ai dit "tiens, ça c'est le livre que je lis en ce moment, je l'adore, et je pense qu'il peut te plaire aussi, ça parle de jeux, de tous types de jeux, et d'obsession. Ça pourrait être le premier livre sans image que tu liras, si tu veux, un jour." Il s'est plongé dedans pendant une petite heure, il a lu 2 chapitres. Je pense qu'il va le lire en entier tellement ça l'a scotché.
Créée
le 8 nov. 2025
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