Étant donné que l'État est Esprit objectif, l'individu ne peut avoir lui-même de vérité, une existence objective et une vie éthique que s'il est membre de l'État
Le Bien, qui est la substance universelle de la liberté, mais sous une forme encore abstraite, appelle des déterminations et un principe de ces déterminations qui lui soit identique, tandis que, réciproquement, la conscience morale, qui est principe de détermination, mais seulement abstrait, appelle l’universalité et l’objectivité.
Ces deux termes, élevés chacun pour soi à la totalité, se révèlent comme indéfinis et devant être déterminés. Mais l’intégration de ces deux totalités relatives dans l’identité absolue est déjà accomplie en soi lorsque, justement, la certitude subjective de soi, s’évanouissant dans la vanité, est devenue identique à l’universalité abstraite du bien.
L’identité, concrète maintenant, du bien et de la volonté subjective leur vérité , c’est la moralité objective.