Je rempile avec Paul Auster après la Trilogie New Yorkaises qui m'avait laissé sur un sentiment mitigé, terminant en bas de classement des œuvres lues en 2024. La trilogie ne déméritait pas mais ça reste tortueux, sombre et torturé.
Avec la Musique du Hasard, je suis emporté de bout en bout. La route est non moins sinueuse mais on y circule à fond la caisse qu'on a pas le temps de se ronger le uc à la vinaigrette. Huile de noix et vinaigre de cidre.
On sait pas trop où on va mais ce qui est certain c'est qu'on y va (droit dans un mur bâti par le héros lui même). Il y a les montagnes russes que les parties de poker (balatro ?) des protagonistes nous font vivre.
Puis la descente aux enfers consenties du héros nous laisse spectateur d'une émotion difficile à cerner. Entre acceptation bien heureuse, rage incontrôlable et rire forcée dû à l'incongruité de la situation, je ne sais pas sur quelle pédale appuyer. Trump a du adorer.