De prime abord, les nouvelles ne paient pas de mine. Elles sont courtes (10 à 20 pages chacune).
Et sont écrites dans un style simple et direct, sans fioritures et d'une grande fluidité.
Puis, page après page, Marlen Haushofer arrive à mettre en place un ensemble très cohérent.
Il s'agit ni plus ni moins de décrire l'être humain dans toute sa splendeur, quel que soit son sort.
La tristesse et la mort des uns côtoient les petites joies quotidiennes des autres.
La 2nde guerre mondiale et son absurdité sont souvent en arrière plan, source de misère et de chagrin.
On pourra même discerner ça et là de subtiles pics féministes à l'encontre de la société patriarcale.
Enfin, le surnaturel - lui aussi discret - apparait parfois en lisère des histoires (lire également le Mur invisible) .
Pourtant, à l'arrivée, l'auteure parvient à nous proposer un ouvrage respirant la sérénité et l'humanisme.
A lire sans hésitation pour se remettre les idées en place.