Depuis son premier roman, je lis les livres de Nathacha, je n’ai donc pas besoin de dire qu’elle fait partie des rares écrivains de langue française contemporains que j’estime.
Ce dernier livre est une ouverture sur le journal intime d’une vie – celle de Nathacha,
une vie bouleversée qui la transforme en une magnifique auteure d’accusation,
une autre Zola,
c’est volontairement que je la compare – il ne manque qu’un titre aussi fulgurant que « j’accuse »
le parisien allait au front pour défendre une minorité malmenée, vilipendée, détestée depuis des siècles: les Juifs,
la mauricienne dénonce le traitement réservé à une majorité aimée autant que crainte depuis les origines du monde: les femmes.
Les Juifs sont toujours détestés et assassinés,
les femmes sont toujours craintes et torturées.
Reste l’espoir que ce livre soit l’occasion d’une prise de conscience.
Je n’ai pas voulu parler de la beauté littéraire,
elle est dans chaque phrase, mais ce n’est pas le sujet.