Très déçu et frustré. Alors qu'on courre pendant tout le roman à la recherche d'explications, nous aurons des allusions très légères à la fin en guise de lot de consolation.
Je pense que c'est voulu, pour laisser le mystère planer autour de la secte la Panse et un quartier de la Défense fantasmé, mais l'auteur ne sais visiblement pas dire l'indicible, sans ne pas le dire justement, contrairement à un Lovecraft qui sait donner du grain à moudre.
La Panse se révèle être donc une métaphore du ventre, des expressions employées jusqu'aux rêves du protagoniste principal, en passant par des descriptions labyrinthiques tel le système digestif humain.
Pas bien sûr de ce que l'auteur entend rendre palpable ici, vu que tout est plus ou moins subjectif ou rêvé, d'ailleurs nombre de passages sont des ellipses qui laissent de grands blancs, entre rêve et réalité.
Foncièrement désagréable, et c'est pas une vulgaire et trop sommaire description de "l'antre de la bête" qui nous satisfera. On ne sait donc pas le fin mot de l'histoire, d'où vient la drogue dorée (des humains dans l'hôpital, par une perversion de la digestion ?) ni pour quel usage. (endormir une bête millénaire ? Connaissent pas les armes blanches ou la dynamite ?)
Non, tout cela est trop vague. Ce ne serait peut-être pas un problème si la digestion n'était pas une de mes préoccupations majeures. Je peux en effet craindre que, sous cette avalanche de non-dits, se cache un manuel occulte de perversion de cette dernière.
Je ne suis pas assez rationnel pour me complaire dans une telle fumisterie, surtout après tout ce que le héros subit, et m'interroge, tel le héros qui se voit rentrer dans lui-même, sur la finalité de ce bouquin.