Bien que le style de Chattam reste agréable à lire, l'intérêt principal que j'y ai trouvé était plus savoir au final ce qui arrivait au mari d'Annabel O'Donnel, comprendre sa disparition soudaine. L'auteur est réellement fan des souterrains, on retrouve une fois de plus une incursion dans les sous-sols, ça en devient sans surprise et un brin lassant.
Au final, "l'enquête" en elle-même s'avère ne pas être si intéressante que ça, il n'y a pas de vrai mystère bien qu'un rebondissement nous attende mais comme dit précédemment, c'est tellement agréable ! Il nous mène bien.
Pour l'histoire autour du journaliste, j'ai apprécié ce questionnement des hommes et de leur instinct semblant en contradiction avec le fait de n'être qu'avec qu'une seule femme, j'ai été intéressée par cet aspect (même si le livre se dirige vers des extrêmes). Bien que le but n'était pas de mener une réelle étude sur le sujet, c'était frustrant qu'il y ait cette fin brutale, j'aurais aimé savoir ce qu'il comptait faire ; est-ce qu'il comptait rester longtemps avec sa femme ; qu'est-ce qu'il avait retiré de son introspection ; comprendre toutes ses pensées ; comprendre comment il s'analysait, ce qu'il en pensait. Et le flic partenaire de sa femme, je n'ai pas totalement compris sa motivation : est-ce qu'il voulait la protéger en enterrant son mari avec les secrets qu'il pensait avoir découvert ou est-ce qu'il a volontairement pas cherché à comprendre y voyant une occasion de se rapprocher de la demoiselle (même si la relation reste plutôt du type protecteur/paternaliste). Ca reste flou, aucune hésitation, c'était froid et direct, j'avais envie de crier "TA GUEULE ECOUTE-LE". C'est triste quand tout "se coupe" d'un coup, ç'aurait tellement été intéressant de savoir ce qu'il serait advenu si la fin avait été autre.
Bref, agréable, toujours dans le même trip que les précédents, plus déçue par le fait de vouloir en savoir toujours plus, trop facile, les grosses questions ont été éludées (mon impression tout du moins). C'est quand même bien d'avoir une réponse à sa disparition.