Qu’est-ce qu’il y a de pire qu’un auteur dont les thématiques l’ont trahi ? Un auteur qui n’a plus rien à dire. Et avec La Psy, Freida est en plein dedans.
On commence avec ses deux narrateurs et ses deux temporalités. Passé et présent s’entremêlent avec des transitions plus ou moins élaborées entre deux contextes cohérents et crédibles… pour une histoire toujours aussi terne que les autres avec des éléments qu’on croiraient franchement dispensables. Les heureuses et fatigantes coïncidences et les travers de l’auteur commencent à faire grincer des dents mais allez savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose, tout va être envoyé balader par des twists totalement gratuits et tirés du chapeau et par les cheveux sous prétexte qu’on a préparé le terrain en glissant une lettre au hasard page 23 (et ça c’est quand on fait l’effort de les préparer) alors que les pistes abandonnées étaient bien mieux balisées. De quoi bien annihiler tout intérêt pour une œuvre qui était déjà bien maigre. Et plus encore, McFadden n’a absolument plus rien à dire, et préfère le choc et la méchanceté gratuite à ses personnages les plus virtueux (même si ce sont quasi tous des merdes).
Bref, un bon gros navet qui fait tout péter comme un ahuri, qui ne respecte rien jusqu’à son titre frauduleux et qui ne vous respecte surtout pas vous. Rien à retirer.
Je vais rincer mes yeux.